Vol d’instrument : Généralité
Courier recu d’un sonneur finistérien que nous avons trouvé intéressant de vous relayer.
J’ai malheureusement eu connaissance des vols.
J’ai vu que Florian NICOLAS a retrouvé les siens.
Pour la petite histoire j’étais au bagad Brieg en 88.
Bref, en 98 on m’a piqué mon pipe en moins de deux.
J’avais remué ciel et terre, et Yoann LE GOFF avait balancé l’info sur le net (je l’en remercie encore), à une époque où le réseau n’était pas aussi dense que maintenant. Je me permets donc de vous prodiguer ces deux ou trois conseils dans l’ordre :
- Porter plainte à la gendarmerie en apportant le maximum de descriptions possibles et idéalement des photos. Indiquer des signes distinctifs que seul le propriétaire des instruments connaît. Cette plainte est importante car la gendarmerie possède un service à Rennes s’occupant des vols d’instruments. Pourquoi est-ce important?
Il suffit qu’ils tombent dessus lors d’une perquisition n’ayant pas de rapport avec le vol pour pouvoir remonter jusqu’au propriétaire. - Arroser largement le “milieu” sonneurs (c’est fait d’après ce que j’ai vu).
- Contacter les magasins de musique de la région, les salles des ventes, les dépôts ventes, les antiquaires, etc.. et toujours en fournissant une description et photos.
- Éventuellement passer un article dans la presse
- Passer des petites annonces en se faisant passer pour un acheteur potentiel, mais sans être précis sur le ou les instruments recherché(s), si jamais le vol a pour but une revente.
Voilà quelques infos qui pourraient peut-être aider.
Le vol d’instruments a en général deux origines : le vol d’instinct ou le vol sur commande. Il faut savoir qu’il y a des réseaux qui passent commandes. Ces réseaux passent par l’Allemagne ou l’Espagne.
Après il faut croiser les doigts, mais je peux dire que lorsque cela arrive, tu ne peux t’empêcher d’observer tous les instruments que tu croises (bagadoù ou autres). Moi, cela fait 8 ans et j’en suis toujours à espérer.
Il faut savoir que Fanch GOURVES est retombé par hasard sur un pipe volé 15 ans auparavant entre les mains d’un de ses jeunes élèves….comme quoi rien n’est impossible.
En faisant au moins ce que je te conseille, tu te diras que tu auras tout essayé. C’est du boulot, je sais, mais c’est le minimum qu’on puisse faire lorsqu’on est attaché à son instrument. Les voleurs n’ont absolument aucune notion de la valeur sentimentale qui lie un musicien à son clou. Bon courage et ne désespèrez pas.
582 lectures |










septembre 19th, 2007 at 17:20
Vachement intéressant ça, ce message devrait être épinglé, non ?