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Pondi 2006 : 3ème Cat. : Tanguy Leroux

le 23 avril 2006 Publié dans Le coin des juges

Les commentaires de tanguy Leroux, juge percussion au concours du 2 avril 2006 a Pontivy.

Commentaires généraux

Il n’est jamais facile de départager 14 groupes qui préparent avec sérieux un concours de bagad. Ce fut le cas cette fois encore pour moi, dans le domaine que l’on m’a demandé d’examiner, à savoir le rôle tenu par les pupitres percussions au sein de leur bagad respectif. Il ne faut pas être surpris si le classement que j’ai établi a été parfois fort différent de celui des deux autres juges d’ensemble, car nous n’avions pas le même travail à juger. Youenn et Christian ont sans doute moins axé leurs observations sur la percussion sachant qu’un juge est désigné pour ce rôle spécifique. Je dois dire que j’ai été impressionné par la qualité d’ensemble des prestations présentées ce dimanche et même le groupe que j’ai du classer en dernière position a effectué une prestation correcte, qu’il se rassure. Ma note n’a finalement eu qu’une importance relative puisque ce groupe classé 1er par mes collègues juges d’ensemble accèdera tout de même au tuilage 2B/3A. Mais bon, tout groupe se présentant à un concours s’expose au verdict d’un jury, qu’il soit heureux ou décevant au regard des investissements de chaque concurrent. Il ne faut pas oublier non plus que le commentaire s’établit sur une prestation d’un jour, et le stress, de mauvais choix dans le placement ou une défaillance ponctuelle peuvent faire pencher le résultat final d’un côté ou de l’autre. Donc aucun caractère définitif dans tout jugement, gardons un peu d’humilité. Toujours est-il que le classement final, qui n’est qu’une somme de classements effectués par 12 juges ne portant pas leur attention sur les mêmes critères, m’a semblé plutôt justifié dans l’ensemble.

Pour ce qui est de ma fonction de juge percussion, j’ai utilisé une grille de compétences qui me semble définir les grands domaines à apprécier et qui répondent à quelques questions simples.

1 Les sonorités restituées en salle et le placement sur scène :

Distingue-t-on au sein de la section rythmique (percus et caisses claires) les 3 éléments, à savoir la basse, les autres percussions le plus souvent sous forme de racks, et les caisses claires ? Distingue-t-on aussi les pupitres bombardes et cornemuses autant que les rythmiques ? Les percussions ne sont-elles pas surpuissantes par rapport aux cornemuses, bombardes ou les caisses claires ? Leur jeu n’est-il pas trop couvert au contraire, de peur qu’on ne perturbe la perception d’ensemble du groupe ? Il faut trouver le juste dosage et la majorité des groupes présents ce jour ont su apprécier cet aspect de la présentation, ce qui est une bonne nouvelle pour la musique de bagad.

2 L’exécution de la suite, les interventions :

Indépendamment des sons, ici j’ai concentré mon attention sur les choix et l’exécution des partitions. Peu d’éléments vraiment techniques ont été retenus, c’est volontaire car la technique est moyen, pas une fin. Si la maîtrise technique existe, cela s’entend et cela permet de jouer avec une assurance certaine et en général ça favorise l’expression et la mise en valeur de la musique jouée.

3 Le jeu des percussions valorise-t-il la musique de l’ensemble bagad ?

Ici en fait on va retrouver une synthèse des remarques faites précédemment. C’est peut-être la partie la plus subjective de ma grille même si elle se base sur des critères précis et sur les annotations que j’ai pu prendre sur les programmes interprétés. La question essentielle est de savoir si vous constituez pour votre groupe une bonne assise rythmique, si le « message » passe sans abus ou lourdeurs inutiles, si votre jeu est complémentaire de celui des caisses claires, si la basse est bien le relais du chef d’orchestre ( penn soner) au sein du groupe, si par votre jeu de percus, des « couleurs chatoyantes » sont apportées à la musique du bagad.

L’utilisation des percussions au sein du bagad a connu ces dernières années une évolution certaine et chaque groupe a mené diverses expériences à la recherche d’un équilibre des sons. Ma grille est un outil parmi d’autres qui existent ici et là. On peut sans doute l’affiner, l’adapter en fonction de sa perception du jeu de percussions en bagad. Je serais personnellement ravi d’en discuter le contenu si BAS met en place une réflexion sur le sujet.


Ci après quelques commentaires et les grilles de chaque groupe

Dans cette prestation d’aujourd’hui, 3 groupes pour moi se dégagent en percussion car je considère qu’ils ont permis à leur bagad de s’exprimer en toute sérénité avec un cadre rythmique bien établi en soutien, parfaitement audible et bien dosé selon moi : Karreg an tan, Landivisiau et Elven. Ce sont d’ailleurs les trois groupes qu’on retrouve au palmarès général de la journée en tête dans un ordre différent.

Pour moi , c’est Karreg an tan qui a réalisé la meilleure prestation. Sous une apparente désinvolture ( l’usage du chewing-gum n’est pas interdit ) se cache une assise rythmique solide, alliant une mise en place sans bavure et une frappe bien dosée, sans effets inutiles ni partitions surchargées et avec des sonorités agréables tant en basse qu’en toms, tout à fait perceptibles en salle. La complémentarité du jeu avec les caisses claires associée à tous ces aspects positifs permet vraiment de mettre en valeur la musique interprétée aujourd’hui par ce bagad en la faisant vraiment « swinguer ». Je vous adresse donc toutes mes félicitations pour votre travail.

De la même façon, la prestation de Landivisiau a été très convaincante. Le pupitre percussions a permis au groupe de disposer d’une bonne assise. Les interventions suffisamment aérées ont été efficaces, soulignant correctement les appuis des danses proposées, avec un résultat d’ensemble satisfaisant, complémentaire avec le travail en caisses claires. Le break sur la dérobée se passe sans souci, c’est propre. Le soutien est solide et n’est pas perturbé par une précipitation ponctuelle ( sur une phrase ) du pupitre bombardes. Sur la mélodie, après avoir laissé s’exprimer seuls les instruments à vent, vous venez enrichir celle-ci par un phrasé léger et bien adapté qui donne une autre dimension au répertoire choisi. Je serai un peu plus critique sur la danse Léon où vous auriez pu aérer davantage vos partitions, les descentes de toms devenant un peu trop systématiques. Sur la gavotte du bas Léon, l’utilisation du block était judicieuse et aurait pu être même prolongée pour ne laisser qu’un percussionniste ( au lieu de 2 ) intervenir sur les toms. Ceci dit, c’est très en place et l’arrêt est propre. Du très bon travail donc.

Dans la prestation d’Elven, j’ai beaucoup apprécié les idées, le choix des instruments et la mise en valeur de la suite interprétée. L’association des deux tambourins (côté bombardes) et de la basse sur la marche Loeiz était intéressante et le soutien bien en place, j’ai juste regretté que les toms aigus qui complétaient cet ensemble aient été moins perceptibles ( jeu sans doute trop timide en début de suite ). De même, sur la danse round, l’instrumentiste utilisant le rack côté rideaux n’appuie pas suffisamment ses coups, mais ceci dit, le jeu est bien en place. Sur le rond de Landeda, l’accompagnement bien dosé est agréable pour l’écoute de l’ensemble. Sur le rond pagan suivant, on apprécie les nuances et le choix de phases de silence qui permettent de bien mettre en valeur vos interventions. Le jeu varié rythmiquement de la basse apporte le repère sonore et le relais qu’un penn soner attend à l’intérieur du groupe ( pour moi c’est le meilleur jeu de basse du concours d’aujourd’hui). Sur la ballade et la danse Leon, de bonnes idées d’associations d’instruments (toms assez feutrés /cloches) avec une mise en valeur équilibrée ( roulements judicieusement placés).

Petits regrets : des coups sur les cercles inaudibles, et une frappe pas assez appuyée sur la cymbale mais les idées sont riches. Un petit mot sur les CC qui ont un jeu cohérent et complémentaire du jeu de percussions. C’est un choix qui ne peut pas être négatif pour l’écoute de l’ensemble du bagad même si on peut regretter que tout le registre technique ne soit pas forcément exploité. Beau final. Bravo.

Ensuite, je classe parmi les prestations vraiment intéressantes du concours les groupes suivants qui me semblent très proches : Fouesnant, Morlaix, Plouha, Kemperle et on peut y ajouter Glazik Kemper.

Pour Fouesnant bonne entrée en matière avec les cymbales sur la gwerz, le jeu de percussions est en place mais me semble trop fourni. L’ostinato mis en place sur le prélude est judicieux, agrémenté de variations légères et intéressantes. Le travail de complémentarité entre percussions et CC sur la danse plean en particulier est mis en valeur ( accents repris). Le soutien au bagad est d’une bonne qualité. De bons roulements de cymbales crescendo sur « An otro ar c’hont ». Jeu audacieux avec un tempo bien tenu sur l’intro du passe-pied parallèlement au jeu des cornemuses. Les percussions sont souvent utilisées pour relancer le bagad dans les transitions, ce qui montre une confiance justifiée ( il faudra songer sans doute à ne pas trop systématiser ce procédé ). La basse attentive à la direction assume son rôle de repère au sein du groupe. En conclusion, les interventions des percussions se révèlent justifiées et dosées avec soin, ce qui aide à la mise en valeur de la musique jouée par le bagad.

Les premières interventions du pupitre percussions de Morlaix sur la danse tro indiquent qu’il est bien en place avec la musique du bagad. A noter le rôle positif des blocks en pulsation. Le bal et le passe-pieds sont aussi en place mais je trouve que les partitions du « rack central » sont un peu surchargées et auraient gagné en effets en étant allégées. Ceci dit , le pupitre ne manque pas d’idées pour l’accompagnement du groupe ( utilisation des sabots frappés…). L’intervention sur la mélodie n’apporte pas grand chose, il faut aussi savoir utiliser les silences dans une suite. Belle intro avec les CC sur la marche Pagan, mais dès que l’ensemble joue on n’entend plus ni les maracas ni la cymbale ride ( vous auriez pu réutiliser les blocks dans le même rôle). La basse assume bien son rôle central dans le groupe. Votre pupitre a beaucoup d’imagination pour mettre en valeur la musique interprétée par le bagad, il faudra veiller au dosage pour améliorer encore votre performance.

D’une qualité très proche de celles de Morlaix, j’ai classé juste derrière les percussions de Plouha, sans doute parce que Morlaix a géré la coordination d’un jeu à deux alors que Plouha n’avait qu’un seul percussionniste avec la basse. Sur l’intro et la danse plaen le jeu est bien en place et relativement bien aéré. On distingue la complémentarité du jeu percussions et CC. Pas de souci sur le bal et le passe-pied : attention cependant à éviter la tendance à remplir par moments, quand on joue seul, c’est la tentation. Par contre, j’apprécie beaucoup le sens du rythme et la maîtrise du jeu hors pulsations ( contre temps etc). Les roulements de cymbale sur la mélodie sont bons. L’idée d’associer aux blocks le jeu de caisses « retournées » est originale ( même si vous n’êtes pas les premiers ) et efficace. La dérobée ne fait que confirmer l’impression laissée tout au long de votre suite : vous semblez tout à fait à l’aise et apportez un bon soutien au reste du bagad Plouha.

Pour Kemperle, le placement du rack percussions devant les CC est judicieux. Le jeu complémentaire avec les CC est évident et de qualité ( respect de nuances communes ). Attention cependant à laisser davantage respirer votre jeu. La basse un peu couverte par le pupitre bombardes au début (ensuite ce fut mieux ) aurait pu être moins excentrée, ou bien rehaussée. Sur la danse Léon, vous utilisez davantage le tom basse, malheureusement il ne sonne pas aussi bien que vos mediums. L’accompagnement reste sans lourdeurs : c’est bien. Le choix de ne rien jouer sur la mélodie est bien vu car on ne doit pas oublier que les silences font partie aussi de la musique. L’intro sur les ronds pagans est claire, nette, posée. Plus tard , sur une phrase, on note une légère hésitation. L’utilisation du tambour était une bonne idée mais on a eu du mal à distinguer le phrasé. En conclusion, une bonne prestation qui a permis notamment de bien mettre en valeur le jeu des caisses claires.

La prestation des percussions du Bagad Glazik m’a paru très intéressante dans ses intentions mais j’ai eu l’impression que votre jeu a été paralysé par le stress, l’enjeu peut-être du concours et que vous n’avez pas réussi à vous en libérer tout au long de votre suite. Votre marche du Bas Léon est en place mais trop timide à mon goût, ceci limite la mise en valeur de la musique malgré des partitions bien adaptées. Sur les laridés Leon, c’est surtout le jeune percussionniste du rack central qui m’a paru stressé, et n’a pas pu vraiment « se lâcher ». Heureusement peu à peu, il se libérera notamment sur la gavotte du bas Léon à un moment où malheureusement il semble que ce soit sa collègue sur l’autre rack qu’on ait moins pu entendre. Un peu comme si, chacun, à son tour, avait une danse à mener et l’autre devait jouer en sourdine. C’est un choix acceptable mais bon là c’était un peu exagéré car difficilement perceptible de la salle. La basse m’a paru parfois un peu en difficulté ( arrêts prolongés). La dérobée finale était mieux interprétée mais manquait un peu de jus, le pas sautillé de la danse pas restitué. Bonne complémentarité du jeu avec les CC et bel ensemble sur les cymbales splash. Le pupitre percussions du bagad Glazik est jeune et dispose d’une marge de progression importante notamment dans la maîtrise d’une frappe adaptée à la position choisie. Car sinon, les partitions me semblent adaptées et le jeu en phase avec la musique ce qui est le plus important quand on joue en bagad.

Puis, dans leur prestation d’aujourd’hui, même si la musique a été respectée ( pas de décalage flagrant) m’ont semblé moins à l’aise, Ergué Armel, Douarnenez, Kevrenn an Arvorig, Kerne et Fougères. Je n’ai pas voulu départager les quatre derniers cités leur prestation méritant selon moi une place identique.

Pour Ergué Armel, le bâton de pluie apporte sur le début de la mélodie un climat de douceur agréable mais on ne l’entend plus dès l’arrivée de la bombarde. Le roulement de cymbale qui accompagne la montée des bourdons est bien vu. La basse sur l’ensemble de la suite ne se décale pas mais semble manquer d’assurance. Il existe une bonne coordination entre les deux percussionnistes, le jeu est équilibré mais vous restez sur un jeu peut-être trop systématisé de demandes/réponses. On aurait pu varier les effets, en jouant par exemple certaines phrases à l’unisson ou en accordant à la musique quelques silences, de façon à mieux valoriser certaines interventions. L’intervention du djembé est en place et apporte une couleur différente de sons. La cymbale « ride » reste peu perceptible en bagad. Le jeu des CC sur le fût est positif. Le ton bal est en place, le final est bien réussi. On peut regretter que votre mode de jeu soit trop systématisé, il faudrait chercher d’autres modes d’accompagnement, sinon ça risque de devenir un peu trop du remplissage qui apporte peu à la mise en valeur de la musique.

L’introduction de la suite des ronds pagans de Douarnenez par la charley et les toms est très en place, bien dosés par rapport au couple et le duo accordéon/clarinette. Le jeu des percussionnistes est ensuite en place mais un peu « mécanique », manque de souplesse, d’aisance. Les coups de cymbale ne nous parviennent pas parfaitement. L’accompagnement de la fin de la mélodie n’était pas forcément justifié en percussion. Je pense que l’usage des mailloches de type pipe band a été une erreur, car les toms ne sonnaient pas. C’est dommage car cela semblait bien en place et plutôt léger, trop timide peut-être. L’autre percussionniste était audible et en place, j’aurais aimé apprécier l’ensemble de votre travail à trois. La basse était un peu trop mate à mon goût, je ne suis pas sûr que tout le monde dans le groupe ait pu s’en servir comme repère sonore. Sur l’ensemble des danses, c’est en place mais on a surtout perçu un percussionniste du fait des choix effectués dans le matériel. Le pupitre CC et percussions de Douarnenez doit certainement être assez à l’aise en pipe band. L’équilibre des pupitres en bagad, selon moi, devrait permettre d’accorder une place plus importante aux percussions. Là j’ai eu l’impression que leur prestation était un peu « étouffée ».

Il n’est jamais facile d’ouvrir un concours. La Kevrenn an Arvorig l’a fait, avec en percussion, un jeu assez simple, sobre mais toujours en place avec la musique. Sur l’air d’adieu qui ouvrait votre suite, l’utilisation de la cloche en pulsation et des cymbales pour les parties plus rapides était appropriée. Les dérobées ont permis de découvrir un jeu sobre, bien nuancé, sans intensité injustifiée. C’est aéré, simple certes mais bien en place. L’intro de la danse round est correcte, l’accompagnement est « soft », la cloche apporte un bon soutien pour l’ensemble. L’intro CC était un peu douteuse sur le final mais le jeu finit par gagner en cohésion.

Pour Kerne, les ridées Leon semblent correctes mais on n’entend pas très distinctement votre jeu. Un peu de stress semble t il a provoqué quelques précipitations regrettables (percu à l’extrémité) mais qui se sont corrigées rapidement. Sur la mélodie, les intentions sont bonnes mais le son ne parvient pas toujours en salle quand vous jouez « pianissimo ». Sur les danses round, les partitions percus ont tendance à suivre trop systématiquement note à note les mélodies ce qui ne permet pas une réelle mise en valeur de celles-ci. Les dérobées sont elles aussi en place mais là encore il y a abondance de coups. Aérer la partition en accompagnant par exemple dans ses accents les parties caisses claires ( c’est une option parmi d’autres), permettrait une meilleure mise en valeur de la musique jouée. Légère hésitation sur le final. Dans l’ensemble, j’ai trouvé votre jeu un peu trop timide, peut-être la crainte de couvrir les autres pupitres ? Il faut trouver le juste dosage en adaptant la frappe au placement choisi.

Sur la mélodie jouée par Fougères, l’une des cymbales ( à droite de la scène) est jouée trop timidement, si vous voulez un réel effet d’ampleur pour le groupe il faut mettre plus de conviction. L’intro danse plean avec la section tambourins, maracas, hochets en osier ( keseng-keseng ?) est bien en place. Ensuite on entend mal les blocks, et il y a une certaine tendance à précipiter les interventions. Autant j’ai apprécié l’accord de la basse située côté cornemuses, autant l’autre n’a pas produit de sons harmonieux, dommage.
Sur vos dérobées, on peut regretter par moments une surabondance des coups, il faudrait aérer un peu le jeu pour mieux valoriser la musique. Malgré cela, c’est en place.
Le djembé apporte une autre couleur de sons en accompagnement avec le pib. C’est joué sans décalage mais les sons graves ne sortaient pas suffisamment selon moi.
On constate des parties plus aérés sur le passepied, c’est mieux mais le mode de jeu (demande/réponse) est très systématisé. Le final m’a semblé un peu flou.


Enfin, malheureusement, la production de Bourbriac ne m’a pas convaincue dans le sens où elle ne me semble pas avoir favorisé la musique du bagad, même si celui-ci avait une suite très intéressante qui lui a valu d’ailleurs un prix de terroir mérité.
Sur votre marche, le tom basse a un son trop sourd et se confond avec la basse. Il aurait été plus judicieux d’utiliser les blocks placés juste devant ce qui aurait permis de mieux différencier les sons. Au lieu de ça on a une impression de lourdeur dans l’accompagnement ( trop de résonances sur le rack ) et le « second » percussionniste n’apporte pas grand chose. La cymbale ride n’est pas audible en salle au moment des danses plaen, je trouve qu’il y a encore trop de lourdeur dans le jeu. Sur les passe-pieds, il y a confusion des sons basse et toms, ce n’est pas assez aéré et c’est regrettable car la mise en place est correcte, il n’y a pas de décalage. Sur la mélodie, l’abondance de coups par moments ne permet pas une bonne complémentarité du jeu de CC et de percussions. Sur le début des dérobées, avec les caisses claires c’est plutôt bon mais les formes répétitives de jeu ( descentes de toms) n’apportent pas une mise en valeur réelle de la musique même si on ne constate pas de décalages percussions/reste du bagad. La marche finale est un peu mieux mais à mon avis il y a trop d’intensité dans les coups et l’impression de surpuissance domine.
Je ne doute pas du tout de la valeur du pupitre qui a su notamment accompagner le groupe sans se décaler mais sur la prestation de dimanche, c’est le dosage qui est vraiment à revoir tant dans la frappe que dans le réglage de vos instruments ( pour mieux apprécier les différents intervenants du pupitre ).


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Un commentaire

  1. Matt (MORLAIX) :

    Merci Tanguy pour ces commentaires qui me semble claires. Tu donne clairement ton point de vue.

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